jeudi 15 janvier 2015

Charlie, t'iras pas au paradis !

Charlie, t'iras pas au paradis !


Chanson française – Gilbert Bécaud – 1970

Paroles de Pierre Delanoé
Musique de Gilbert Bécaud
https://www.youtube.com/watch?v=5Mr4T-FsFyI
https://www.youtube.com/watch?v=-Fyx5uV3_6I
https://www.youtube.com/watch?v=7ZPMhHg-m_s
https://www.youtube.com/watch?v=oMrXgdj8BJA






Je la regarde agenouillée






Oui, je sais, ce n'est pas vraiment une Chanson contre la Guerre, mais c'est une chanson extraordinaire en ce qu'elle annonçait à Charlie qu'il n'ira pas au Paradis… C'était vers 1970. Depuis la chose se vérifie… tous les fanatiques vous le diront : Charlie n'ira pas au Paradis ! Et Lucien l'âne mon ami, pour rendre la chose plus crédible, pour rendre le Charlie de Bécaud, plus Charlie-Hebdo, je me suis offert le plaisir d'ajouter un vers de temps en temps.


Ah oui, et quoi ?, demande Lucien l'âne en levant sa queue en point d'interrogation majuscule.


Simplement, deux tout petits vers dans la litanie… Car dans la chanson d'origine, il y a une litanie qui commence par : Je pense à Marie… Peut-être même, l'auteur , les auteurs ou un des deux auteurs, le chanteur, le public, qui sait, y pensait aussi et que la chose était implicite… À lire le texte de la chanson, c'est même certain ; sinon, quelles pouvaient bien être les « mauvaises pensées » de ce Charlie-là. Un Charlie, soit dit en passant, qui dit tout dret :
« Ton paradis, je m´en fous.
Mon paradis, c´est elle et c´est tout. »
Mais quoi qu'il en soit, si ça allait sans le dire, ça va encore mieux en le disant… Un homme est un homme, pardi ! Foin du politiquement correct !


Ah oui ? Et quoi donc ?, demande Lucien l'âne en tendant sa queue à la verticale en guise de point d'exclamation.


J'ai dévoilé la pensée la plus intime de l'homme quand il convoite une femme ; parfois même, quand il convoite un homme, d'ailleurs… Tout simplement, j'ai ajouté aux parties de la dame que recense la chanson, ici celles de la dénommée Marie – tout un symbole, d'ailleurs ce prénom. J'ai donc ajouté aux parties de dame recensées, c'est-à-dire aux yeux, aux mains, au cœur de Marie, j'ai ajouté : le cul de Marie.


Saramago aurait apprécié, lui qui écrivit un Évangile selon Jésus Christ, où l'amoureux Jésus avant de mourir en croix se mit à faire des cabrioles avec Marie-Madeleine de Magdala… Peut-être, y a-t-il même au une descendance...Qui sait ?


Mais bien évidemment, on n'entendra pas parler du cul de Marie dans la version chantée par Gilbert Bécaud et pour cause, pour son public et le public, ça compte, c'était un garçon bien élevé et pas du tout dans le ton d'Hara Kiri Hebdo, interdit après le bal tragique à Colombey et re-né dans la même semaine Charlie Hebdo. Mais enfin, c'est bien de Charlie Hebdo qu'il est question, ici. Une bonne raison de relever cette chanson de ses cendres médiatiques. Et donc, par l'ajout de ces deux vers, la litanie devient :

« Je pense à Marie,
Aux yeux de Marie.
Je pense à Marie,
Aux mains de Marie,
Au corps de Marie,
Au cœur de Marie,
Au cul de Marie...
Je pense à Marie-Louise. »


En effet, Charlie n'aurait même pensé qu'à ça…, dit Lucien l'âne en agitant son cul et sa queue toujours verticale et tendue.


De plus, dit Marco Valdo M.I., je t'invite à examiner ce que dit le chœur, qui chante en un anglais, disons populaire…
« Come and get it
And get it now
If you don´t get it
You´re a paw »
Peut-être qu'un plus lettré que moi pourrait en donner une traduction , mais enfin, on en comprend le sens.


Je suis d'ailleurs persuadé, dit Lucien l'âne toujours aussi émoustillé, à voir les rimes dangereuses de certains couplets qu'il s'agit d'une chanson à double sens, si j'ose ainsi dire. Juste un ou deux exemples, tirés de la chanson :
« J´arrive une heure avant la messe
Pour la joie de voir… » quoi ?, je te le demande. Ses fesses, évidemment ! Et je t'épargne les choses auxquelles renvoient les rimes en « ouille »...


Et puis aussi… à voir la demoiselle qui dans certaines vidéos, incarne la promise, c'est une demoiselle charmante, on y penserait bien aussi. M'est avis qu'ils ont dû bien rire dans leurs barbes, les auteurs et les interprètes de cette chanson. Cependant, ça n'a pas la puissance de la chanson de Ricet Barriet, celle qui présente le plus formidable cul de la chanson française : le célèbre Cul de la patronne [[39877]]un cul qui aurait sans doute permis d'éviter le désastre de Waterloo en 1815, il y a tout juste deux siècles. Rappelle-toi :

« Il est beau le cul le cul le cul de la patronne
Un cul pareil à Waterloo
Et les Anglais l'avaient dans le dos » 


Dans le dos…, dit l'âne Lucien en riant de toutes ses dents. Vaut mieux aller voir ton commentaire à la chanson de Pierre Dac, elle aussi intitulée « Dans le Dos » [[48745]]Et nous, du coup, grâce à ce cul de la patronneon serait peut-être encore Français… on aurait sans doute évité deux Guerres mondiales… Mais malheureusement, on ne refait pas l'histoire. Alors, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde cagneux, mal foutu, pudique, politiquement correct, asphyxié par les fois et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane





Charlie, oh Charlie, t´iras pas au paradis !

Charlie, oh Charlie, t´iras pas au paradis !

Tes pensées sont mauvaises,

Tu fais honte à ton diocèse,

T´iras pas au paradis Charlie !


Elle est là derrière un pilier,

Je la regarde agenouillée

Aux jours de Pâques et de Noël.

À la messe, je ne vois qu´elle ;

Elle est belle comme la statue

De la Vierge à l´Enfant Jésus.

Comment voulez-vous, je vous prie,

Que dans ces conditions, je prie ?


Oh Charlie, t´iras pas au paradis !

Charlie, Charlie, t´iras pas au paradis !

Ton paradis, je m´en fous.

Mon paradis, c´est elle et c´est tout.

Et même si je scandalise,

Quand je suis à l´église :

Je pense à Marie,

Aux yeux de Marie.

Je pense à Marie,

Aux mains de Marie,

Au corps de Marie,

Au cœur de Marie,

Je pense à Marie,

Au cul de Marie…

Je pense à Marie-Louise.


Chœurs :


Come and get it
And get it now
If you don´t get it
You´re a paw.


J´arrive une heure avant la messe

Pour la joie de la voir passer

Et pendant qu´elle est à confesse

Je suis jaloux de son curé.

Je me lève et je m´agenouille,

Je me sens comme crucifié,

Par tous les regards qui me fouillent,

Des grenouilles de bénitier.


Oh Charlie, t´iras pas au paradis !

Charlie, Charlie, t´iras pas au paradis !

Ton paradis, je m´en fous.

Mon paradis, c´est elle et c´est tout.

Et même si je scandalise,

Le dimanche à l´église :

Je pense à Marie,

Aux yeux de Marie.

Je pense à Marie,

Aux mains de Marie,

Au corps de Marie,

Au cœur de Marie,

Je pense à Marie,

Au cul de Marie…

Je pense à Marie-Louise.


Chœurs :


Come and get it
And get it now
If you don´t get it
You´re a paw

Tout à l´heure quand elle va sortir,

Je vais la rater encore une fois

Tout à l´heure, ces ballots vont rire

Sur le zinc du café tabac.

Rigolez les gars, rigolez !

J´y mettrai le temps qu´il faudra

Mais un dimanche, vous la verrez

Sortir de l´église à mon bras.


Oh Charlie, tu l´auras ton paradis,

Charlie, Charlie, tu l´auras ton paradis.

Elle sera belle, belle tout en blanc.

J´aurai un chapeau et des gants

Et même si ça scandalise,

Un beau jour à l´église,

Je serai le mari, je serai le mari, je serai le mari...


Les Chemises de Couleur

Les Chemises de Couleur



Chanson française – Les Chemises de Couleur – Marco Valdo M.I. – 2015
Parodie tirée d'une chanson de Gilbert Bécaud – Un petit Oiseau de toutes les couleurs. – 1965
Chanson : Gilbert Bécaud – Maurice Vidalin




La Marche sur Rome - Les Chemises noires.






















Lucien l'âne mon ami, je m'en vais te surprendre. Les Chemises de Couleur, c'est le titre de cette chanson…




Tu te mets à la blanchisserie, maintenant ? Tu m'étonneras toujours, Marco Valdo M.I. mon ami.




Mais non, mais non, rassure-toi. C'est une chanson à propos des gens qui portent une chemise de couleur. Et spécifiquement, ceux qui portent une chemise de même couleur : une chemise brune, par exemple.




Ah, je vois… Brune, noire, rouge, verte, bleue, blanche même… Si, si, même la chemise blanche, cette livrée de bureau. En somme, une manière d'uniforme.




C'est exactement cela. Mais celui qui chante, le personnage qui chante sa chanson… Lui, il porte des chemises multicolores ou des chemises de toutes les couleurs… Couleurs qui varient selon le temps, la saison, son humeur, le linge qui lui reste, celles qu'il vient d'aller chercher à la blanchisserie… La couleur de sa chemise est une variable infinie et ne s'accorde pour ainsi dire pas de considérations de groupe monochrome. Notre personnage fait son lit comme il se couche et met sa chemise comme elle vient. Bref, comme ça tombe… Et ce jour-là, ça tombe mal. Il y a des tas de chemises unicolores devant chez lui.




Hou là, rien de pire que les chemises de même couleur quand elles se regroupent. Elles ont tendance à faire tache d'huile et à propager je ne sais quel mimétisme obligatoire… avec des manières plus ou moins appuyées, plus ou moins musclées et même, plus ou moins armées. Ce sont des chemises coercitives. Un modèle de chemises et de gens qu'il vaut mieux éviter.




C'est exactement ça, comme tu vas le voir. C'est une histoire qui a dû se produire des milliers, des millions de fois. Et si je parle de ça aujourd'hui, c'est bien intentionnellement pour rappeler où peut mener la gangrène totalitaire qu'elle soit en chemise, en costume trois-pièces, en uniforme de Maréchal, de Generalissimo, de petit père des peuples, en bleu de travail ou en robe… Tout totalitarisme d'où qu'il vienne : de la terre, du ciel, d'un homme, d'un livre, d'une entité supranormale est, par essence, méprisable. On le combat d'abord par le mépris. Face aux temps des assassins, il n'y a que le mépris qui vaille. J'y reviendrai dans d'autres chansons, comme toujours ici, c'est en quelque sorte à suivre.




Et bien, j'attendrai la suite. Avec une certaine impatience cependant. Pour l'instant, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde prophétique, religieux, croyant, crédule, malade de foi et cacochyme.




Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.



Un matin, je sors de chez moi. 
Elles m'attendaient, elles étaient là. 
Elles paradaient sur le trottoir,
Elles n'étaient pas drôles à voir.
Toutes ces chemises d'une même couleur,
Toutes ces chemises d'une même couleur.

Immédiatement, je les ai vues,
Les chemises unicolores dans ma rue.
Je ne voulais pas les saluer.
Il faisait beau, elles m'ont emmené.
Les chemises d'une même couleur, 
Les chemises d'une même couleur 

Où m'emmènent-elles, dis ?
Où m'entraînent-elles, dis ?
Je n'en sais rien, je ne veux pas,
Je n'aime pas marcher au pas ! 
Elles ont l'air sévères, dis !
Elles ont l'air guerrières, dis !.
Où me mènent-elles de ce pas ?
Et que vont-elles faire de moi ?

Ma tenue, pour mon malheur,
N'est pas de la bonne couleur.
On passe sur la place,
Personne ne me regarde en face.
J'ai une chemise bariolée
Et une figure tuméfiée.

Sur l'avenue, tout le monde m'a vu,
J'ai cru que j'étais perdu.
J'ai entendu un ami siffler, 
Je n'étais pas abandonné
À ces chemises de même couleur,
À ces chemises de même couleur.

Où m'emmènent-elles, dis ?
Où m'entraînent-elles, dis ?
Je n'en sais rien, je ne veux pas,
Je n'aime pas marcher au pas ! 
Elles ont l'air sévères, dis !
Elles ont l'air guerrières, dis !.
Où me mènent-elles de ce pas ?
Et que vont-elles faire de moi ?

On est arrivé dans le camp,
Elles chantaient un drôle de chant.
Je me suis retourné, on m'a poussé.
Et le portail s'est refermé. 

Je ne peux pas parler,
Je ne peux plus marcher,
Je suis enfermé,
Je suis prisonnier.
Quel paysage, dis !
Quel beau voyage, dis !
Mon visage a pris toutes les couleurs. 
Quel beau voyage, dis !
Quel pays sage, dis !

Prenez garde aux chemises de couleur !

vendredi 9 janvier 2015

Par le Grand Manitou

Par le Grand Manitou

Chanson de langue française – Par le Grand Manitou – Marco Valdo M.I. – 2015




Par le Grand Manitou,

Fanatiques de tous les pays, 

Calmez-vous !



Pourquoi ce Grand Manitou ?, demande Lucien l'âne en inclinant la tête du bon côté.


Oh, Lucien l'âne mon ami, car il y avait dans ma jeunesse, une ritournelle – d'où venait-elle ? - qui précisément disait : « Par le Grand Manitou ». Et ces ritournelles sont souvent un bon départ pour une parodie ; alors la tête s'emballe, la ritournelle tourne, tourne, peuple le moindre silence et l'oreille n'entend plus qu'elle.


Moi, je m'en souviens bien aussi et je peux même te dire que cette ritournelle n'était pas anonyme. C'était une chanson-scie du dénommé Jim Larriaga et chantée par le dénommé Carlos qui en fit un vrai tube. Comme disait Boris Vian, qui avait le premier usé de ce terme à cet usage. Vian précisait : un tube, c'est creux, c'est plein de vide. Pour en revenir à ta ritournelle, la chanson creuse s'intitulait : « Y a des Indiens partout ». C'était vers 1970.


Mais évidemment, Lucien l'âne mon ami, cette solennelle sonnerie, qui n'avait d'autre prétention que de se vendre aux radios, aux télés, aux entreprises de spectacle, en concert et sous forme de disque, ce parfait produit de l'industrie médiatique vaut le détour. Allons-y. Et je te la détourne aux fins de dire la rage qui me tient contre ce monde où le meurtre individuel ou collectif tient la vedette, où l'on assassine à qui mieux mieux : à la main, au pied, à l'oreiller, au couteau, à la hache, au poison, au fusil, à la mitraillette, au canon, à la bombe, à la fusée… et j'en passe. Et le pire, c'est qu'on ne peut même pas espérer qu'en tuant les tueurs, on réglera le problème. Ou alors, il faut les tuer tous, y compris nous-mêmes, dès lors.


Tu proposes un homicide collectif… Ce serait, en effet, une solution. Mais je te signale que statistiquement, chaque fois qu'on en tue beaucoup – disons pour les dernières grandes opérations : on en avait tué quelques dizaines de millions. La dernière grande, disons très grande, c'était dans les années 1940. Quarante ou cinquante millions de morts – on va pas chicaner. La population humaine globale à l'époque tournait autour du double milliard – deux milliards trois cent millions. Et à présent ? Aujourd'hui, on va doucement vers les neuf milliards. Alors, si on veut y mettre fin, les mettre hors jeu tous ensemble, il y aura du boulot… Et en plus, il faudra faire vite et tout, vraiment tout éradiquer. Sinon, ça repartira de plus belle. Mais évidemment, c'est impossible… En fait, c'était juste façon de montrer que ce n'est pas une solution praticable. Alors ?

Alors ? Alors, Lucien l'âne mon ami, il nous faut tous – y compris les cons et ce sera le plus difficile – tenter de faire enfin advenir l'homme. Oh, pas un surhomme, pas un homme parfait… Mais enfin, un homme, au sens générique, bien entendu. Un homme, une femme, peu importe son genre, peu importent ses goûts, mais un homme, une femme sans Dieu, sans prophète, sans religion… Bref, un être humain, tout simplement. Un homme, une femme enfin libre. Un homme, une femme qui diraient :

« On vit on mange et puis on meurt
Vous ne trouvez pas que c'est charmant
Et que ça suffit à notre bonheur
Et à tous nos emmerdements

Y en a marre ! » 
[[7794]]

Moi aussi, Y en a marre !, dit Lucien l'âne, comme tous les animaux, nous en avons tous marre de ces crétins assassins et des autres destructeurs de la planète… Que les humains s'entretuent, passe encore. C'est con !, mais passe encore ; ça les regarde. Mais leur connerie met le monde en danger et c'est aussi notre monde. Et là, ça nous regarde aussi, oui, à nous, les ânes ou n'importe lequel des êtres vivants de cette planète. Alors ? Et bien Marco Valdo M.I. mon ami, reprenons notre tâche, lente, lourde, pensante, répétitive, mais qui me semble indispensable et tissons le linceul pour nos amis – oui, aujourd'hui, certainement, mais aussi celui de ce vieux monde con, rongé par les mythes, les religions, les prophètes, les dieux, les Livres et autres cuistreries et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.



Par le Grand Manitou,
Fanatiques, calmez-vous !
S'il vous plaît de mourir,
Nous, on préfère rire.

Par le Grand Manitou,
Cette Terre est peuplée de fous.
Dans ce monde de cinglés,
On est tous enfermés.

Par le Grand Manitou,
On se tue tout partout.
On ne peut plus rigoler,
On va se faire flinguer.

Par le Grand Manitou,
Après tout, on s'en fout.
Ils peuvent bien tirailler,
On va pas s'incliner.

Par le Grand Manitou,
Ils sont vraiment beaucoup.
Démons déments dérangés
Il faudrait les soigner.

Par le Grand Manitou,
Fanatiques, calmez-vous !
S'il vous plaît de mourir,
Nous on préfère rire.

DÉLIVRE-NOUS SEIGNEUR

DÉLIVRE-NOUS SEIGNEUR

Chanson italienne – Libera nos Domine – Francesco Guccini – 1978
Version française – Délivre-nous Seigneur – Marco Valdo M.I. – 2008









Cette canzone de Guccini ressemble furieusement à un chant venu de l'enfer, de l'enfer terrestre, bien évidemment ! Y en aurait-il un autre ? Victor Klemperer, Allemand et Juif, qui avait échappé de justesse à la solution finale, disait dans LTI (Lingua Tertii Imperii – essai philologique sur la Langue du Troisième Reich), tout le bien qu'il pensait des fanatismes et des fanatiques. C'est cela même, débarrassez-nous des fanatiques serait un excellent résumé de cette chanson.
Marco Valdo M.I., de son côté, propose (depuis des années déjà) un petit slogan  qui pourrait lui aussi figurer la chanson de Guccini :


« Fanatiques de tous les pays, calmez-vous ! »



D'une mort sèche et noire, d'une mort pas naturelle
D'une mort prématurée, d'une mort industrielle
Par les mains de la police, d'un fou ou générale
Dioxine ou colorant, d'un accident de la route
des balles perdues de tous types et idéals
de tout cela ensemble et de tout autre infortune
Délivre, délivre, délivre
Délivre-nous, Seigneur !

De tous les imbéciles de toute race, de toute couleur
De ces foutus calotins et de leur odeur
Des jacobins fous et de leur ardeur
des visionnaires et des martyrs de la haine et de la terreur.
De celui qui t'envoie au paradis en disant « C'est par amour »
Des manichéens qui te hurlent « Ou avec nous ou traître »
Délivre, délivre, délivre
livre-nous, Seigneur !

Des pauvres d'esprit et des intolérants
Des faux intellectuels, des journalistes ignorants
Des héros, des navigateurs, des prophètes, des devins, des saints
Des sûrs d'eux, des présomptueux et des arrogants
De notre égoïsme malsain
Délivre, délivre, délivre
Délivre-nous, Seigneur !

De toi, de tes images et de ta peur
Des prêtres de tout credo, de toutes leurs impostures
Des enfers et des paradis, d'une vie future
Des utopies pour endormir cette mort certaine
Des croisés et des croisades, de toute écriture sainte
Des fidèles envahissants de tous types et de toutes natures
Délivre, délivre, délivre
Délivre-nous, Seigneur
Délivre, délivre, délivre
Délivre-nous, Seigneur !