jeudi 8 mai 2014

LA CATHOLICADE DE LA SEMAINE 28 avril 2014


LA CATHOLICADE DE LA SEMAINE
Dernières nouvelles du Catholand
28 avril 2014



LE VAINQUEUR : LES INSTITUTIONS PAPISTES


Version française des Dernières Nouvelles de l'UAAR – Union des Athées, Agnostiques et Rationalistes. (28 avril 2014) -http://asinonuovo.blogspot.be/2014/05/la-catholicade-de-la-semaine-28-avril.html
Texte italien : http://www.uaar.it/news/2014/04/28/clericalata-della-settimana-17-istituzioni-che-finanziano-canonizzazioni/

Précepte

Italiens, encore un effort pour devenir laïques !



Juste une petite note de terminologie pour expliquer le choix du mot « catholicade », comme traduction du mot italien de « clericalata ». À première vue, puisque le mot n'existe pas en langue française, il eût été plus judicieux de créer un néologisme à partir de la racine utilisée en italien, ce qui aurait donné : « cléricalade » et en effet, c'eût pu être très bien. Mais... c'eût aussi passer à côté de « la spécificité » italienne, à savoir que le pays et la population italienne sont depuis l'époque mussolinienne, dans un étrange mariage de l'Église et de l'État, mis sous l'empire catholique.
Dès lors, sauf à vouloir noyer le poisson et mettre sous le boisseau cette véritable captation, il nous est apparu que le mot « catholicade » rendrait mieux compte de la réalité de ces petits (et grands) faits.

Jusqu'à présent, le traducteur lisait avec le sourire ces catholicades recensées par les amis de l'UAAR, mais chemin de croix faisant, il s'est aperçu qu'elles décrivaient particulièrement bien une certaine ambiance, caractéristique des pays en proie à une « théocratite » et singulièrement, l'Italie, victime de la forme particulière de cette endémie qu'est la catholite. En fait, l'Italie souffre de « catholite aiguë ».

On publiera donc des catholicades au gré de nos disponibilités de temps. Mais revenons à la rubrique de l'UAAR.


Chaque semaine nous publions un petit dossier consacré à l'affirmation ou à l'acte le plus clérical de la semaine accompli par des représentants d'institutions ou de fonctions publiques. La rédaction est consciente que la tâche de trouver la catholicade qui mérite le prix est une entreprise ardue, vu le grand nombre de candidats, mais elle s'engage à fournir même dans ce cas un service à la hauteur des attentes de ses lecteurs. Au contraire, elle remercie en avance ceux qui signaleront d'éventuelles « perles ».



PREMIER PRIX DE CETTE SEMAINE :

AUX INSTITUTIONS PAPISTES

LA CATHOLICADE DE LA SEMAINE EST CELLE DDES INSTITUTIONS

Qui ont dépensé au moins 11 MILLIONS d'Euros pour célébrer la canonisation des deux pontifes :




Les Dupont et Dupond du Vatican...


Mentions spéciales :



L'ATM, SOCIÉTÉ DE TRANSPORTS PUBLICS DE MILAN QUI :

a célébré la canonisation avec des billets de souvenir spéciaux



Pas valable pour la foire (Rho Fiera)...




L'EX DÉPUTÉ PD MARIO ADINOLFI QUI :

a lancé des cercles « Je veux ma maman » pour une « nouvelle résistance à gauche » caractérisée par la lutte « contre le mariage homosexuel, l'avortement, l'euthanasie, l'utérus en location et la fécondation « in vitro ».

Extrait de presse :

« Un réseau de cercles territoriaux contre le chaos éthique. Mario Adinolfi, ex député Pd et parmi les premiers soutiens de Matteo Renzi, a choisi le 25 avril pour présenter «Je veux ma maman », une association de groupes locaux qui entendent se battre pour la famille naturelle. Mais pas seulement : « Ce sera », lit-on dans une note, « un réseau contre le mariage homosexuel, l'avortement, l'euthanasie, l'utérus en location et la fécondation « in vitro ». 


Le Beau bébé à sa maman...



Ce « brave homme » resté en enfance n'arrive pas à sortir des jupes de sa maman (la « Sainte Mère »...). C'est ce qui explique sa peur panique de l'autre et de l'autrement... « Maman, j'ai peur ! ». Cet infantilisme est le fondement des religions.


L'ISTITUTO COMPRENSIVO DE PEDARA (CT) , QUI

a accueilli une urne contenant quelques restes de Karol Wojtyla (alias le pontife polonais, alias JPII). L'urne a ensuite été transportée en cortège dans les couloirs de tout l'établissement par un prêtre orné des parements sacrés. Ensuite a eu lieu une rencontre dans l'amphithéâtre (Dans un amphithéâtre, il y avait un macchabée, qui disait, qui disait … Ah, ce qu'on s'emmerde ici...) avec les étudiants.



L'urne à cendres papales :
À sens unique ?





L'HÔPITAL (PUBLIC) SAN MARTINO DE GÊNES OÙ :

un médecin objecteur a refusé les examens prévus à une jeune femme qui venait de subir une intervention d'interruption de grossesse.
L'affaire est plus grave qu'il paraît... Ce médecin objecteur non seulement n'a pas fait son travail, mais en plus a mis en danger cette jeune fille qui était confiée à ses soins. Il a fallu l'intervention de la police pur que la demoiselle puisse être soignée... Mais il est vrai qu'on est en Catholand... Voici ce qu'en dit la presse :



Gênes - Une jeune fille de 19 ans attend dans la salle du pavillon d'Obstétrique et de Gynécologie du San Martino. Elle a déjà reçu le second médicament prévu par la procédure pour l'interruption de grossesse pas chirurgicale, qui a commencé jeudi. À ce moment, en théorie, quelqu'un devrait lui faire une échographie et un examen global pour vérifier que les médicaments ont obtenu l'effet désiré et que l'avortement se soit effectivement produit. C'est un instant fort délicat : la jeune femme, fort probablement, est arrivée à faire ce choix en manière douloureuse et voudrait que tout se résolve au plus vite. Mais les choses ne vont pas comme il le faudrait, car dans le département, il n'y a personne qui veuille s'occuper d'elle.
On est le samedi avant Pâques. L'unique médecin présent (Salvatore Felis, 57 ans) est celui de garde, qui cependant est un objecteur de conscience et n'a aucune intention de soigner la patiente. Le médecin-chef Claudio Gustavino est informé du problème à temps, mais sous-estime la situation : il pense (on ne sait pas sur quelles bases) que le gynécologue, au-delà de ses idées au sujet des interruptions de grossesse, exécutera de toute façon les vérifications prévues. Et que la patiente donc sera libérée. Mais, comme c'était prévisible vu que le docteur Felis est un objecteur de conscience, il arrive tout le contraire : passent les heures et la jeune femme est abandonnée en salle commune. Toute seule, en compagnie des infirmières qui cependant ne savent rien et ils ne peuvent pas l'aider. Personne ne se donne la peine de lui expliquer ce qui arrive. Ainsi, à un certain point, en proie au découragement et au désespoir, il ne reste rien d'autre à faire qu'appeler la police. Arrivent les agents et seulement à ce moment, peu avant 18 heures, les responsables de l'hôpital, compris Gustavino, se bougent (en vitesse) pour trouver une solution. Résultat ? On trouve un docteur disposé à visiter la fille. Mais, entretemps, il est 19 h 30 quand elle peut finalement laisser l'hôpital. Ce qui est arrivé samedi passé n'est pas seulement un court circuit, une brèche dans le système d'organisation du département. Pas du point de vue de la jeune femme qui a vécu une expérience traumatique.
« Il y a eu une erreur - admet le médecin-chef Claudio Gustavino - la patiente avait tout le droit de pouvoir conclure le parcours commencé, comme cela avait été correctement indiqué sur son dossier médical. Pour le futur, je ferai en sorte que n'arrive plus une chose du genre et on organisera les roulements de sorte qu'il y ait une couverture totale, même dans les périodes plus difficiles de l'année comme Noël et Pâques ».

Choeur des médecins objecteurs et parjures de leur serment d'Hippocrate :
« Il est né le divin enfant... Jouez hautbois, résonnez musettes... 
Il est né le divin enfant... Chantons tous son avortement... »



À L'UNIVERSITÉ DE PISE qui :

a organisé un « parcours de formation pour les catéchèses » par la « mission jeunes » du diocèse.





De quoi s'agit-il ? Extrait de presse :

« Porter l'Évangile en dehors des murs de l'Église pour le faire parvenir où il risquerait de ne pas arriver...
Les missionnaires seront présents dans les rues, les écoles, les universités mais aussi dans les lieux nocturnes et tous les lieux de rassemblement des jeunes à Pise...
La Mission jeunes  « Esci Fuori ! » représente en outre le premier pas d'un parcours de formation sur la catéchèse que les enfants pourront suivre la semaine après Pâques au pôle F de la Faculté d’Ingénierie de l'Université de Pise...
Comme l'explique le responsable don Claudio Bullo ( est-ce l'inventeur du « bullisme » ? ) : « Ce sont des centaines de jeunes qui, chaque fois entrent à l'église pour prier sous l'image illuminée du Christ. Chacun d'eux découvre quelque chose qu'il ne pensait pas découvrir ».

On se demande bien quoi ? , dit le traducteur...
Oh, dit Lucien l'âne, comme ils sont placés, j'imagine qu'il s'agit de ce révèle la chanson :
« Jésus-Christ a une quéquette
Qu'est pas plus grosse qu'une allumette
Et qui lui sert à faire pipi
Vive la quéquette à Jésus-Christ ! »



À L'UNIVERSITÉ DE CATANE qui :

Dans une salle d'études a célébré une messe pascale impromptue, en suspendant les études et en évacuant les étudiants pour toute la matinée.






Extrait de presse :

Messe dans la salle d'études de Sciences Politiques.
Une étudiante : «  Nous avons été foutu dehors ». (15 avril 2014 – CT ZEN Catania)

La célébration de la Pâque, organisée par le directeur du département d'Unict Giuseppe Barone, n'a pas été communiquée aux étudiants qui, le matin, emplissaient comme toujours la salle de Dusmet. « Jusqu'à 12 heures, lorsque nous avons été évacués pour le début de l'opération», dénonce l'une d'entre eux.


Une messe pour les professeurs, le personnel et des étudiants en prévision de la Pâques dans la salle d'études du département de Sciences politiques de l'université de Catane. Mais personne n'avait averti les étudiants . « Il n'y a pas eu d'avis et on a été été évacués peu avant 12 heures... », dénonce C., un étudiant. La messe, organisée par le directeur du département Giuseppe Barone et officiée par le père Giuseppe - curé de l'église de San Francesco Di Paola – a été communiquée aux étudiants en train d'étudier dans la salle de Dusmet seulement le matin à 10 heures. « On nous a priés de nous déplacer dans d'autres salles ou de sortir du bâtiment pour ne pas déranger », conclut la jeune fille.





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